Notre histoire

Créée en avril 1995 par 9 passionnés, dans le but initial de lancer un événement bande dessinée à Amiens dès juin 1996, l’association On a Marché sur la Bulle a inscrit son action autour d’une phrase-clé dans ses statuts, « faire la promotion de la bande dessinée et de ses auteurs […] ». À cette époque l’association est exclusivement constituée de membres bénévoles, animés par les instances associatives.

– Dès la première édition des Rendez-Vous de la Bande Dessinée d’Amiens, les 1er et 2 juin 1996, elle rassemble 33 auteurs, propose 3 expositions sur le site du Coliseum (complexe sportif piscine / patinoire), collabore avec la bibliothèque d’Amiens et la bibliothèque départementale de la Somme, accueille près de 1500 visiteurs, et obtient le soutien de la Ville, du Département, de la Région et de la DRAC. Le CNL rejoint le tour de table en 1997.

– L’année 1998, marquée par l’affiche d’Enki Bilal, est celle des premières interventions menées en dehors du temps fort de la manifestation : formation d’adultes (bibliothécaires), encadrement d’un atelier d’écriture jeunesse à Beauvais et circulation d’une première exposition dans les collèges de la Somme (celle consacrée aux travaux de Jean-Claude Mézières sur le 5e Élément).

– L’édition de 1999 voit la création d’un prix / jury de lecteurs en lycées techniques, professionnels et agricoles (le prix Meilleur Premier Album des lycéens picards), qui passera au fil des ans de deux lycées amiénois à 39 lycées à l’échelle picarde. Il se joue aujourd’hui à l’échelle de la nouvelle région Hauts-de-France.Ce sont également les premières formations sur la bande dessinée à destination des enseignants qui voient le jour.

– En 2000, changement de site pour le festival, qui passe au Pôle Universitaire Cathédrale, et recrutement d’un premier permanent dès le début de l’année, en charge de l’organisation technique de la manifestation et du développement en-dehors du temps fort. C’est également l’année où On a Marché sur la Bulle participe au projet « Amiens 2000, les Couleurs du Monde » en se projetant à l’international pour la première fois, créant une exposition collective et recevant une délégation d’auteurs turcs, avant de se déplacer avec des auteurs français et une exposition à Istanbul.

– 2002, première exposition interactive jeunesse, 2003, mise en place de la première journée dédiée aux scolaires avant le festival, 2004, fort développement des partenariats avec des structures culturelles de la ville (Cirque, Maison de Jules Verne) qui débouchent, en 2005, sur une année marquée par le doublement de l’équipe professionnelle et une 10e édition du festival où se déploie une exposition magistrale consacrée à la série Nemo, adaptation de 20.000 lieues sous les mers par l’auteur Brüno, pour célébrer le centenaire de la disparition de Jules Verne, et l’édition d’un premier livre à portée pédagogique par l’association, Coïncidence.

 En 2007, Jirô Taniguchi, le maître de la bande dessinée japonaise, réalise l’affiche des 13es Rendez-Vous de la Bande Dessinée d’Amiens. 

– 2008 voit la création par l’association d’un label éditorial, petite maison d’édition jeunesse mélangeant les compétences jeunesse acquises au fil des années et un savoir-faire de création d’outils de médiation autour des livres. Les éditions de la Gouttière sont nées ! Dès 2009 sortent les premiers livres.

– En 2012, le service éducatif de l’association est désormais fort de 3 personnes à plein temps, sur une équipe de 6 permanents, 120 bénévoles contribuent chaque année à la création et à l’animation du festival, un second grand dispositif en milieu scolaire au long cours est mis en place, le prix bande dessinées des collégiens de la Somme. Le festival reçoit, parmi la dizaine d’expositions qu’il crée désormais chaque année, une exposition Charlie-Hebdo et une exposition collective d’auteurs émergents américains, préfiguration des liens privilégiés noués par la structure avec le monde anglo-saxon.

– 2013 voit la création d’une SARL dont l’actionnaire unique est l’association, afin d’y héberger les activités réputées lucratives de la maison d’édition, alors passée d’un à quatre livres par an, et les activités de location et de vente d’expositions.

– Les années 2014 à 2017 sont marquées par une forte montée en puissance cette fois du festival, porté par la labellisation de la Mission du Centenaire de la Première Guerre mondiale en tant qu’opérateur unique pour ses projets liés à la bande dessinée, et une explosion des partenariats avec les structures culturelles de la Ville, faisant passer les projets Hors-les-Murs de quatre par an en moyenne à plus d’une quinzaine. La grande double exposition OuBaPo / Craig Thompson et Edmond Baudoin de la Maison de la Culture d’Amiens en 2015, qui dure 3 mois et rassemble un public nombreux, en est un des exemples les plus marquants. Le festival se dote désormais également d’une journée professionnelle, le vendredi qui précède le temps fort, balayant des thématiques qui intéressent le monde du livre de façon transversale. Le dialogue entre la bande dessinée et les autres modes d’expression artistique devient régulier, alliant théâtre, cinéma, musique ou arts de la marionnette à la programmation. L’équipe est désormais forte de 10 permanents, 170 bénévoles et anime en 2017 plus de 700 demi-journées de face à face pédagogique au cours de l’année, à destination de tous les publics. Ces années ont vu également la création avec l’Université de Picardie Jules Verne d’un Diplôme Universitaire bande dessinée, en deux ans, co-dirigé par l’association et intitulé « Créations de bandes dessinées ».

– En 2018, après 18 ans passés sur le Pôle Universitaire Cathédrale, le festival se déplace à la Halle Freyssinet, patrimoine industriel situé à proximité immédiate de la gare et du centre-ville d’Amiens, pour donner une nouvelle page blanche à écrire à cette dynamique associative en ébullition depuis 23 ans maintenant. Zep a fait l’affiche de cette édition.